dimanche 3 janvier 2010

Typographie

À l’origine, en imprimerie traditionnelle, c’est l’art d’assembler des caractères mobiles (en plomb, grâce à Gutemberg, depuis sa Bible de 1440) afin de créer des mots et donc des phrases.

Les typographies sont divisées en deux grandes catégories :

  • les typographies à empattement (la base de la lettre repose sur un pied) comme notamment la Bodoni, la Times ou la Garamond (cette catégorie est généralement intitulé « serif » dans les noms des fontes)
  • les typographies sans empattement (la base de la lettre ne comporte pas de pied) comme l’Arial, l’Helvetica, la Futura… ((cette catégorie est souvent intitulé « sans » dans les noms des fontes)

Dans le courant du 20e siècle, différentes classifications de familles sont apparues dans ces grandes catégories. Nous pouvons notamment citer celles de Francis Thibaudeau, Maximilien Vox, de l’ATYPI (Association typographique internationale), Aldo Novarese, Marcel Jacno, Jean Allessandrini…

Nous pouvons notamment en ressortir différentes tendances de familles :

  • les Humanes (le dessin rappelle les lettres romaines, rénovées à la renaissance)
  • les Garaldes (le dessin de l’empattement est relativement « triangulaire »)
  • les Didones (le dessin de l’empattement est « effilé »)
  • les Linéales (le dessin est absolument sans empattement)
  • les scriptes (le dessin de la lettre semble être fait « à la main », comme de la calligraphie)

Dans ces familles, nous avons des Fontes (nom que nous donnons en général à la typographie utilisée) :

  • Helvetica
  • Garamond
  • Avenir
  • Verdana…

Ces fontes sont ensuites divisées en graisse (italique, gras, maigre…), puis en corps (taille de la lettre, mentionnées en points (pt) — maintenant, la PAO et l’usage informatique ont unifié l’utilisation au profit des normes anglo-saxonnes : le point pica ayant pris le pas sur le point didot français, très proches en valeur).

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